Formation - Développer une culture de la bientraitance dans les pratiques professionnelles et institutionnelles

Relier la notion de bientraitance aux pratiques professionnelles et institutionnelles réelles

protection sociale de la famille et de l’enfant

Objectifs

  • Clarifier la notion de bientraitance : son émergence, ses significations, et sa place dans les politiques publiques
  • S’approprier les recommandations de l’ANESM, et penser leur utilisation dans les structures
  • Relier la notion de bientraitance aux réalités professionnelles concrètes
  • Connaître les éléments réglementaires et juridiques concernant la bientraitance.
  • Construire collectivement des préconisations et des pistes d’évolution des pratiques professionnelles et institutionnelles
  • Faire le lien entre la bientraitance et la visée éthique telle que définie par le philosophe Paul Ricoeur

Contenu de la formation

  • Histoire de la notion de bientraitance : de l’opération pouponnières en 1978 (lancée par Simone Veil, alors ministre de la Santé et de la Famille, et conduite pour la DGAS par Danielle Rapoport, psychologue clinicienne), à l’émergence du concept et à son inscription dans les politiques publiques (loi 2002-2 et création de l’ANESM).

 

  • Définitions de la bientraitance  et identification des 3 piliers de la bientraitance : Nous travaillerons sur des définitions de la bientraitance, pour les relativiser, et nous présenterons la façon dont l’ANESM la définit : « La bientraitance est une culture inspirant les actions individuelles et les relations collectives au sein d’un établissement ou d’un service. Elle vise à promouvoir le bien-être de l’usager en gardant présent à l’esprit le risque de maltraitance». Les 3 piliers de la bientraitance invitent à une préoccupation plurielle envers :1- les ressources des personnes accueillies, 2-  le potentiel des professionnels, 3 – l’ouverture sur l’environnement. Ces 3 piliers seront objet d’un travail approfondi, pour en saisir la portée, puis pour en décliner concrètement les conséquences possibles dans les pratiques. Car la bientraitance n’est pas le contraire de la maltraitance, c’est l’invitation à un nouveau regard sur les pratiques, sur les « usagers », et sur leur environnement, sur le management et sur l’institution.

 

  • Approche critique de la notion de bientraitance : la référence au bien est une notion à manier avec une grande prudence et beaucoup de modestie. Les ambivalences de la bientraitance seront évoquées : progrès démocratique par la promotion des droits des usagers, et du potentiel des professionnels versus émergence de processus normatifs et de contrôle, voire de soupçon à l’égard des professionnels. Clarification des termes de ce débat, par une approche dialectique ancrée sur une conception psychosociologique des institutions (porteuse dans leur essence-même d’ambivalences) et sur la nature-même des professions de l’aide, du soin, et de l’éducation (référence aux métiers impossibles formulés par Sigmund FREUD en 1920).

 

  • Le rôle de l’Agence nationale d’évaluation sociale et médico-sociale (ANESM), puis de la HAS (Haute Autorité de Santé), dans le développement d’une culture de la bientraitance, notamment par le biais des recommandations. L’ANESM comme déclinaison de la Loi 2002-2. Liens avec le développement de politiques publiques similaires dans le secteur hospitalier (loi du 4 mars 2002 de démocratie sanitaire). Regard sur la construction juridique et réglementaire d’une politique publique de la bientraitance :portage fort par les instances européennes et déclinaisons nationales : plans, circulaires… Comprendre le contexte d’émergence de la notion et son succès dans les politiques publiques, permettra à la fois de la relativiser mais aussi de la ré-inscrire dans le mouvement plus vaste des évolutions socio-politiques et historiques des institutions sociales.

 

  • Les recommandations de l’ANESM. Les stagiaires seront invités à choisir certaines recommandations dans la liste des publications de l’ANESM depuis 2009, et à s’approprier les conclusions dans une perspective à la fois critique et pragmatique

 

  • La bientraitance comme question éthique: la visée éthique selon le philosophe Paul Ricoeur sera vue comme une formulation philosophique de la bientraitance « j’appelle visée éthique la visée de la vie  bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes ». Un travail d’appropriation et de traduction des 3 éléments de cette définition permettra de donner une épaisseur à la notion de bientraitance (la vie bonne : pour interroger les finalités, et la nécessaire définition plurielle de ces finalités, avec et pour les autres, moment de la sollicitude, pour interroger la question de l’ambivalence des relations professionnels-usagers, entre asymétrie et de réciprocité, protection et autonomie, etc…la réflexion sur les institutions justes, élément trop souvent oublié, inscrivant nécessairement l’action dans une perspective organisationnelle, d’une part, et institutionnelle d’autre part -les 2 niveaux seront distingués- pour construire une pratique professionnelle répondant aussi des impératifs institutionnels.

Modalités pédagogiques

  • Documents supports de formation projetés
  • Exposés théoriques
  • Etude de cas concrets
  • Mise à disposition en ligne de documents supports à la suite de la formation
  • Ateliers de travail sur les pratiques professionnelles et institutionnelles

Evaluation des résultats

  • Formulaires d'évaluation de la formation

Accessibilité aux personnes en situation de handicap

Pour permettre une formation dans des conditions d’accessibilité optimales des stagiaires en situation de handicap, une demande un mois avant la formation peut être réalisée pour permettre à l’équipe d’enseignants et aux concepteurs de fournir des supports et lieux adaptés à l’accueil des stagiaires. Correspondant handicap/accessibilité au sein de CDP49 à contacter : Benoît Chevalier - Courriel : bchevalier.kine@hotmail.fr - Portable : 06 59 24 03 45

Taux de satisfation des stagiaires

★★★★★
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CODE : 6909 | Mise à jour : 08/07/2021
Formation multimodale
Pré-requis
Pas de pré-requis
3 jours (21 heures)
Session INTER
600 €
Aucune session n'est actuellement programmée
Session INTRA
Nous consulter
Laurent SOCHARD
Psychosociologue, praticien-chercheur
Spécialisé sur la participation citoyenne des publics pauvres et des usagers des secteurs protection de l'enfance et action sociale
06 16 67 66 00
laurentsochard.pro@gmail.com